Vous avez passé une soirée sur ce devis. Mesures reprises, fournitures chiffrées, délais vérifiés. Vous l’avez envoyé un mardi, et depuis, rien. Au bout de huit jours, la question qui revient n’est plus « est-ce qu’il va signer ? » mais « est-ce que j’ai le droit de le relancer sans avoir l’air de courir après lui ? ». Relancer un devis n’est pourtant pas un acte commercial agressif : c’est fermer un dossier que vous avez ouvert, et la date de validité écrite sur votre propre devis vous en donne la raison. Voici quand relancer, trois messages à copier, ce que votre devis vous engage à faire de votre côté, et le moment où il faut s’arrêter.
- Un silence n’est presque jamais un refus. Dans la plupart des cas, le devis a été lu, mis de côté, et attend une décision qui ne vous concerne pas.
- La durée de validité de l’offre est une mention obligatoire du devis dans neuf familles d’activités, dont tous les travaux et dépannages du bâtiment. Si vous l’avez écrite, vous avez déjà une échéance à rappeler.
- Trois contacts suffisent : un message deux à trois jours après l’envoi, un deuxième une dizaine de jours plus tard, puis un appel avant la fin de validité.
- Votre devis vous engage dès que le client l’accepte. Un devis de mars signé en novembre, c’est votre prix de mars qui s’applique.
- Si le client a versé de l’argent sans rien signer et que le document ne précise rien, la somme est considérée comme des arrhes : il peut encore renoncer.
- Relancer quelqu’un qui vous a demandé un devis, c’est répondre à sa demande. L’inscrire au passage à votre lettre d’information, non : là, il faut son accord.
Un devis sans réponse n’est pas un refus
Quand un devis reste sans réponse, la plupart des artisans que je rencontre imaginent le pire scénario : le client a trouvé moins cher et n’ose pas le dire. C’est parfois vrai. Mais quand on déroule les dossiers un par un, ce n’est pas la raison la plus fréquente.
Un devis de terrasse à 9 000 euros ne se décide pas seul. Il se discute à deux, parfois avec un conseiller bancaire, souvent après un autre devis attendu chez un concurrent qui, lui, met trois semaines à répondre. Pendant ce temps, votre document est dans une boîte mail, lu, rangé, et il attend. Il arrive aussi, plus souvent qu’on ne le croit, qu’il soit tombé dans les indésirables avec sa pièce jointe de 2 mégaoctets.
- Le devis n’a pas été reçu, ou il est dans les indésirablesUn message court qui demande simplement s’il est bien arrivé
- Le client attend un deuxième devis, ou un accord de financementRappeler votre date de validité et votre premier créneau disponible
- Il hésite sur un point précis qu’il n’ose pas souleverProposer une variante ou un découpage en deux lots
- Le projet est reporté pour une raison qui ne vous concerne pasFermer le dossier proprement, en laissant la porte ouverte
- C’est un nonLe savoir vaut mieux que l’espérer : vous libérez votre planning
La dernière ligne compte autant que les autres. Un dossier qui traîne six semaines dans votre tête occupe la place d’un chantier réel, et vous empêche de dire oui à autre chose avec tranquillité. Un refus net est une information utile ; un silence prolongé n’en est pas une.
La date que vous avez déjà écrite sur votre devis
Il y a pourtant une date sur votre devis. Elle règle la question.
Je ne l’ai trouvée nulle part dans les conseils de relance, et c’est elle qui change la posture. Sur un devis de travaux, la durée de validité de l’offre n’est pas une habitude commerciale : c’est une mention obligatoire, au même titre que votre adresse ou le taux horaire de main-d’œuvre.
La fiche officielle de Service Public Entreprendre sur le devis obligatoire liste les activités concernées, et la liste est longue : maçonnerie, plomberie, serrurerie, électricité, menuiserie, couverture, peinture, vitrerie, plâtrerie, isolation, ramonage, revêtements de sols et de murs, débouchage de canalisations, entretien des systèmes d’alarme, dératisation. Huit autres familles d’activités ont la même obligation de devis : déménagement, location de voiture, optique médicale, appareillage auditif, services à la personne, produits et prestations qui compensent une perte d’autonomie, chirurgie esthétique et prestations funéraires.
Pour ces activités, le devis doit porter la date de rédaction, le détail des prestations en quantité et en prix, le taux horaire de main-d’œuvre, les frais de déplacement s’il y en a, la somme à payer hors taxes et toutes taxes comprises, le caractère gratuit ou payant du devis, et la durée de validité de l’offre. Ne pas remettre de devis quand il est obligatoire expose à une amende administrative pouvant aller jusqu’à 3 000 euros pour un entrepreneur individuel et 15 000 euros pour une société.
Tous les faits de cette partie viennent de la fiche « Devis obligatoire : activités concernées » de Service Public Entreprendre, publiée par la Direction de l’information légale et administrative avec le ministère chargé de l’économie, consultée le 12 octobre 2026. Elle s’appuie sur les articles L131-1 à L131-4 du code de la consommation, sur les articles L132-1 et R132-1 du code de l’artisanat, et sur les arrêtés propres à chaque secteur. Cet article décrit des règles générales : pour un dossier précis ou un litige, votre avocat ou votre expert-comptable reste le bon interlocuteur.
Attention à ce que dit exactement le texte : il impose d’écrire une durée, pas une durée particulière. Vous la fixez vous-même. Un dépannage dont les fournitures bougent peu se cale souvent sur quinze à trente jours, un chantier qui engage des matériaux dont les prix varient sur un à trois mois. Ce qui compte, c’est qu’une date existe, parce que c’est elle qui transforme votre relance en information plutôt qu’en sollicitation.
Et si vos devis actuels n’en portent pas ? Vous ne pouvez rien changer sur ceux qui sont partis, mais vous pouvez ajouter la ligne dès le prochain. Sans date écrite, votre offre flotte, et vous vous retrouvez à négocier en novembre un prix calculé en mars. C’est le sujet de la cinquième partie.
Relancer un devis : le calendrier en trois temps
Trois contacts suffisent.
Ils ne servent pas à répéter la même chose de plus en plus fort : chacun a un rôle différent, et chacun apporte quelque chose au client.
- Deux à trois jours après l’envoi : vérifier que le devis est bien arrivé. Rien d’autre. Ce message ne demande pas de décision, il élimine la panne technique, qui est la cause la plus bête et la plus fréquente.
- Une dizaine de jours plus tard : apporter une information utile. Un créneau qui se libère, une variante moins chère, un délai de livraison qui se raccourcit. Une relance qui n’apporte rien est une relance qu’on ne lit pas.
- Avant la fin de validité : appeler. Pas écrire, appeler. C’est le seul contact qui permet d’entendre l’objection réelle, celle que personne ne met dans un courriel. Encore faut-il pouvoir décrocher : si ces appels tombent toujours pendant un chantier, un standard téléphonique IA peut prendre le relais.
- Après l’appel resté sans réponse : un message de clôture, qui dit que le dossier se referme et à quelles conditions il peut se rouvrir.
Ce rythme se resserre ou s’étire selon ce que vous vendez. Un dépannage se décide dans la journée, une extension de maison sur deux mois. La règle que j’applique : le premier message tombe à un dixième environ de la durée de décision attendue, et le dernier avant la date de validité, quelle qu’elle soit.
| Type de devis | 1er message | Suite |
|---|---|---|
| Dépannage, petite réparation | Le lendemain | Appel à 3 jours, puis clôture |
| Chantier d’une à deux semaines | À 2 ou 3 jours | Message à 10 jours, appel avant échéance |
| Gros chantier, projet à plusieurs lots | À 3 ou 4 jours | Message à 15 jours, appel à 1 mois, clôture à échéance |
Les trois messages à copier
Un mail de relance devis n’a pas besoin d’être long : trois à cinq lignes suffisent, et le plus court des trois est celui qui marche le mieux. Copiez-les, puis réécrivez-les avec vos mots. Un message trop lisse se repère tout de suite, et vos clients vous connaissent par votre façon de parler. Les crochets marquent ce qu’il faut remplacer. On trouve partout des modèles de relance devis tout faits, et ils se ressemblent tous. Ce qui change le résultat, c’est ce que le message apporte au client.
Message 1 : vérifier qu’il est bien arrivé
Bonjour [Prénom],
Je vous ai envoyé mardi le devis pour [objet des travaux]. Je voulais juste m’assurer qu’il vous est bien parvenu, les pièces jointes finissent parfois dans les indésirables.
Si vous avez une question sur une ligne, dites-le-moi, c’est plus simple de la reprendre maintenant qu’à la fin.
Bonne journée,
[Prénom Nom]
Ce message ne demande pas de réponse sur le fond, et c’est pour cela qu’il en obtient une. Il donne aussi au client une porte de sortie honorable s’il bloque sur un point : vous lui proposez de reprendre une ligne, pas de justifier son hésitation.
Message 2 : apporter une information utile
Bonjour [Prénom],
Un chantier s’est décalé, j’ai deux semaines qui se libèrent à partir du [date]. Si votre projet est toujours d’actualité, je peux vous réserver ce créneau.
Je vous rappelle que le devis du [date d’envoi] court jusqu’au [date de validité]. Au-delà, je devrai reprendre le chiffrage des fournitures.
Et si le budget est le point de blocage, dites-le franchement : on peut découper le chantier en deux et commencer par [la partie la plus utile].
[Prénom Nom]
Trois choses se passent dans ce message. Vous apportez une nouvelle réelle, vous rappelez une échéance qui existe déjà sur le document, et vous nommez vous-même l’objection la plus probable. Nommer le prix à sa place désamorce la gêne : il n’a plus à avouer qu’il trouve ça cher, il a juste à répondre oui ou non à votre proposition de découpage.
Message 3 : fermer le dossier proprement
Bonjour [Prénom],
Sans retour de votre côté, je considère que le projet n’est plus d’actualité et je referme le dossier, ce qui libère le créneau que je gardais.
Le devis arrive à échéance le [date de validité]. Si vous revenez plus tard, aucun souci : je referai un chiffrage aux prix du moment, et j’ai gardé toutes vos mesures.
Bon courage pour la suite,
[Prénom Nom]
C’est le message qui obtient le plus de réponses, et ce n’est pas un hasard : il annonce une conséquence concrète, la libération du créneau. Il reste aimable, il ne culpabilise personne, et il vous rend votre planning. Évitez en revanche la version menaçante (« dernière chance », « sans réponse sous 48 heures ») : elle fait fuir les clients qui hésitaient pour une bonne raison.
Ce que votre devis vous engage, vous
On regarde toujours la relance du côté du client qui ne répond pas. L’autre côté peut coûter de l’argent.
Le devis est une offre de contrat qui engage le professionnel dès lors que le client l’a accepté. Le client, lui, n’est engagé qu’à partir du moment où il le signe, en ajoutant la mention « bon pour travaux » ou « bon pour accord » au-dessus de sa signature. Tant que votre offre est valable, c’est donc vous qui êtes tenu par votre prix, pas lui. Un devis de mars accepté en novembre, sans date de validité, c’est votre tarif de mars qui s’applique, avec les fournitures de novembre.
Deuxième point, moins connu, qui concerne les dossiers où le client a versé quelque chose sans rien signer. La somme peut valoir engagement, et tout dépend de son nom. S’il s’agit d’un acompte, le devis engage les deux parties, et celui qui se dérobe doit des dommages et intérêts. S’il s’agit d’arrhes, le client peut revenir sur sa décision en perdant cette somme, et le professionnel qui renonce doit la rendre au double. Le détail qui compte : quand le document ne précise rien, la somme versée est considérée comme des arrhes.
Si vous voulez sécuriser un chantier, écrivez donc le mot « acompte » sur votre devis comme sur votre reçu.
Troisième point, pour ceux qui signent chez le client. Quand le devis est accepté à la suite d’un démarchage, le client dispose de 14 jours pour se rétracter. Ce délai ne s’applique pas aux travaux et réparations d’urgence, une fuite d’eau par exemple. Si vous repartez d’un salon ou d’une visite à domicile avec une signature, le dossier n’est donc pas clos avant deux semaines, et il vaut mieux le savoir avant de commander les matériaux.
Quand arrêter, et pourquoi c’est une bonne nouvelle
Après le message de clôture, vous arrêtez.
Pas de quatrième relance, pas de cinquième. Au-delà de trois contacts utiles, vous n’obtenez pas une signature de plus, vous obtenez une réputation d’insistance, qui est exactement ce que vous cherchiez à éviter.
Il faut aussi accepter que certains devis ne soient pas faits pour être signés. J’ai vu des indépendants garder six mois dans leur tableau des dossiers qu’ils savaient perdus, parce que les effacer ressemblait à un échec. Un devis refusé vous apprend quelque chose sur votre prix, sur votre délai ou sur la façon dont vous avez présenté le travail. Un devis en suspens ne vous apprend rien et vous empêche de compter ce qui est réellement en jeu.
Le chiffre à regarder n’est pas le nombre de devis envoyés, c’est le montant des devis en attente, et depuis combien de temps ils attendent. Quand ce montant représente deux mois de chiffre d’affaires et que la moitié a plus de six semaines, vous n’avez pas un problème de prospection, vous avez un problème de clôture.
Relance automatique : ce qui est permis, ce qui ne l’est pas
Programmer ses relances est une bonne idée, et c’est là qu’une confusion se glisse souvent, y compris dans les articles qui traitent du sujet. Relancer quelqu’un qui vous a demandé un devis, c’est répondre à sa demande : il vous a sollicité, votre message porte sur ce même dossier, et il attend une suite. Ce n’est pas de la prospection.
Le cadre devient contraignant ailleurs. La CNIL rappelle que la prospection commerciale par courrier électronique vers un particulier suppose son consentement préalable, libre, spécifique et éclairé, et que l’exception réservée aux clients existants ne vaut que si une vente ou une prestation a déjà eu lieu : avoir créé un compte ne suffit pas. Pour un professionnel, c’est un droit d’opposition qui s’applique, et la sollicitation doit être en rapport avec son métier. Dans tous les cas, chaque message doit identifier son expéditeur et permettre de refuser simplement les suivants.
Le piège est donc le suivant, et il est fréquent : profiter de la relance d’un devis pour inscrire la personne à sa lettre d’information. Ce n’est plus la même chose. Sa demande portait sur une terrasse, pas sur vos nouveautés du mois, et cette inscription demande son accord. Pour être tout à fait franc, la page de la CNIL ne traite pas explicitement le cas de la relance d’une demande de devis, et je ne vais pas inventer une règle qui n’y figure pas : ce que je retiens, c’est qu’il faut rester dans le sujet de la demande, et demander l’accord dès qu’on en sort.
Les règles de consentement citées ici viennent de la fiche « La prospection commerciale par courrier électronique » de la CNIL, consultée le 12 octobre 2026. Les mêmes principes s’appliquent au SMS.
Voir en permanence les devis en attente
Relancer un devis au bon moment suppose une chose : savoir, lundi matin, quels devis attendent une réponse et depuis combien de jours. C’est là que la plupart des méthodes de relance s’écroulent. Non parce qu’elles sont mauvaises, mais parce qu’aucun événement ne vous ramène au tableau qui les porte.
Le suivi des devis n’a pourtant pas besoin d’être saisi : il existe déjà. Quand vous créez un devis dans votre logiciel de facturation, une date naît. Quand le client l’accepte, le statut change. Quand vous posez une visite technique dans votre agenda, un créneau apparaît. Ces traces suffisent à savoir ce qui attend, à condition que quelque chose aille les lire à votre place et vous les présente au même endroit.
Le principe que j’applique à ce genre de système : il doit se greffer sur un geste que vous faites déjà, pas vous demander une habitude nouvelle. Pour Cédric, paysagiste près de Lyon, c’est la couleur de ses rendez-vous dans Outlook qui pilote tout le suivi : il mettait déjà ses visites techniques et ses chantiers en deux couleurs différentes, on a simplement donné un sens à ce geste. Et comme ses devis se préparaient tous les soirs, le système les prépare maintenant à sa place : chaque matin à 8 heures, le devis du jour l’attend pré-rempli dans son outil de facturation. Vous pouvez lire ce que nous avons construit pour un paysagiste en détail.
Avant d’en arriver là, il existe un exercice gratuit qui dit en trois jours si le problème vaut un système : notez chaque fois que vous cherchez une information qui existait déjà quelque part, d’où elle venait et ce que vous en avez fait. Au bout de trois jours, regardez ce qui revient. Si « retrouver quels devis sont en attente » revient tous les jours, vous savez quoi relier en premier. Si cela n’arrive qu’une fois par semaine, un rappel récurrent le lundi matin suffira, et ce serait dommage de payer pour plus. C’est notre façon de travailler : partir du trajet réel d’un dossier plutôt que d’un logiciel à installer.
Et si le problème se situe un cran plus loin, quand le devis est signé, le chantier fait, la facture partie et l’argent toujours pas arrivé, c’est l’article sur la relance d’une facture impayée qu’il vous faut : les règles n’y sont pas les mêmes, et les délais non plus. Et si vous facturez aussi des entreprises, ces factures devront circuler au format électronique à partir du 1er septembre 2027, ce que j’ai détaillé pour les auto-entrepreneurs et les TPE.
Sources vérifiées le 12 octobre 2026
- Mentions obligatoires du devis, dont la durée de validité de l’offre, familles d’activités concernées, amende de 3 000 et 15 000 euros, engagement du professionnel et du client, arrhes et acompte, rétractation de 14 jours après démarchage : fiche « Devis obligatoire : activités concernées », Service Public Entreprendre.
- Textes cités par cette fiche : articles L131-1 à L131-4 du code de la consommation, articles L132-1 et R132-1 du code de l’artisanat, et les arrêtés sectoriels (déménagement, prestations funéraires, actes à visée esthétique).
- Consentement et droit d’opposition en matière de prospection par courrier électronique : fiche de la CNIL.
- Les délais de relance proposés dans cet article ne viennent d’aucun texte : ce sont des repères de terrain, à ajuster selon votre métier et la durée de validité que vous avez écrite.
Questions fréquentes
Au bout de combien de temps faut-il relancer un devis ?
Deux à trois jours après l’envoi pour un chantier courant, le lendemain pour un dépannage. Ce premier message sert seulement à vérifier que le devis est arrivé. Le deuxième contact vient une dizaine de jours plus tard, et le dernier avant la date de validité inscrite sur le devis.
Comment relancer un devis par mail sans être insistant ?
En apportant une information plutôt qu’en demandant une réponse : un créneau qui se libère, une variante moins chère, l’échéance de validité qui approche. Un message de trois à cinq lignes, qui nomme l’objection probable et laisse une porte de sortie, obtient davantage de réponses qu’un rappel poli sans contenu.
Combien de fois peut-on relancer un devis ?
Trois contacts utiles suffisent : deux messages écrits, puis un appel, et enfin un message de clôture si l’appel reste sans réponse. Au-delà, vous ne gagnez pas de signature supplémentaire et vous prenez le risque d’une réputation d’insistance.
Mon devis ne porte aucune date de validité : est-ce un problème ?
Pour les travaux et dépannages du bâtiment et huit autres familles d’activités, la durée de validité de l’offre fait partie des mentions obligatoires du devis. La loi n’impose pas de durée particulière, mais elle impose de l’écrire. Sans cette date, votre prix continue de vous engager dès que le client accepte l’offre, même des mois plus tard.
Un client qui a versé un acompte peut-il encore annuler ?
Cela dépend du mot employé. S’il s’agit d’un acompte, les deux parties sont engagées et celle qui se dérobe doit des dommages et intérêts. S’il s’agit d’arrhes, le client peut renoncer en perdant la somme, et le professionnel qui renonce doit la rendre au double. Quand le document ne précise rien, la somme est considérée comme des arrhes.
Peut-on programmer ses relances de devis automatiquement ?
Oui, à condition de rester dans le sujet de la demande du client et d’arrêter l’envoi dès qu’il répond. Relancer une demande de devis n’est pas de la prospection. En revanche, profiter de la relance pour inscrire la personne à une lettre d’information est une sollicitation nouvelle, qui demande son accord préalable d’après la CNIL.
Combien avez-vous de devis en attente, là, maintenant ?
Si la réponse demande un calcul, parlons de la façon de l’avoir sous les yeux en permanence.
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