Une facture a dépassé son échéance il y a quatre jours. Vous l’avez vu ce matin en ouvrant votre compte, et depuis, vous repoussez le moment d’écrire. Relancer trop vite, c’est passer pour celui qui compte les jours. Attendre, c’est laisser filer. Une relance de facture impayée qui marche ne tient pourtant ni au ton ni aux formules. La plupart des dirigeants que je rencontre tranchent de la pire façon : ils ne relancent pas, puis ils relancent tout d’un coup, trois semaines plus tard, avec un mail gêné qu’ils réécrivent quatre fois. Voici le calendrier que je recommande, les quatre messages à copier, les trois chiffres que vous avez le droit de réclamer en plus du montant, et le moment où il faut arrêter d’être gentil.
- Sauf accord contraire, une facture entre professionnels se règle sous 30 jours à compter de la livraison ou de la fin de la prestation. Le maximum négociable est de 60 jours date de facture, ou 45 jours fin de mois.
- Les pénalités de retard courent dès le lendemain de l’échéance, sans rappel préalable. Au second semestre 2026, le plancher légal est de 8,25 %, et de 12,40 % si vos conditions générales de vente ne prévoient rien.
- S’y ajoute une indemnité forfaitaire de 40 € par facture en retard, due une seule fois, quelle que soit la durée du retard. Presque personne ne la réclame.
- Quatre messages suffisent : un rappel trois jours avant l’échéance, une relance à J+2, une relance chiffrée à J+15, une dernière à J+30 avant la mise en demeure.
- Un tableau de suivi à sept colonnes, pour savoir un mardi matin quelles factures ont dépassé leur échéance et laquelle en est à sa deuxième relance. Sans lui, le calendrier ne tient pas trois semaines.
Avant de relancer : les trois chiffres qui changent le ton
Une relance polie et une relance ferme ne se distinguent pas par le vocabulaire. Elles se distinguent par ce qu’elles contiennent. Un mail qui dit « pourriez-vous vérifier » n’a aucun poids ; un mail qui rappelle une échéance dépassée, un taux applicable et un montant forfaitaire en a beaucoup, même écrit gentiment. Encore faut-il connaître les chiffres, et c’est là que la plupart des articles sur le sujet s’arrêtent.
Commençons par la date. Entre professionnels, si votre contrat et vos conditions générales de vente ne disent rien, le délai de paiement est de 30 jours à compter de la réception de la marchandise ou de l’exécution de la prestation. Vous pouvez convenir d’autre chose avec votre client, y compris d’un paiement immédiat, mais pas au-delà de 60 jours à compter de la date d’émission de la facture, ou de 45 jours fin de mois. Ces plafonds ne se négocient pas : ils s’imposent aux deux parties.
Ensuite, les pénalités de retard. Elles ne dépendent pas de votre humeur ni d’une menace : elles courent à partir du jour qui suit la date de règlement figurant sur la facture, sans que vous ayez besoin d’envoyer quoi que ce soit. Vous fixez leur taux librement dans vos conditions générales de vente, avec un plancher : trois fois le taux d’intérêt légal. Le taux légal du second semestre 2026 étant de 2,75 %, ce plancher s’établit à 8,25 %. Et si vos conditions générales ne prévoient aucun taux, c’est celui de refinancement de la Banque centrale européenne majoré de dix points qui s’applique, soit 12,40 % au second semestre 2026, contre 12,15 % au premier.
Retenez surtout la mécanique : ces taux sont révisés deux fois par an, au 1er janvier et au 1er juillet. Si vous lisez cet article en 2027, les chiffres ci-dessus auront changé, pas la méthode. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me méfie des modèles de mails trouvés en ligne : la plupart de ceux qui arrivent en tête de Google datent de 2023 ou de 2025 et n’annoncent aucun chiffre, ce qui leur évite de vieillir, mais les rend inutiles au moment où vous en auriez besoin.
Ce que vous pouvez réclamer en plus du montant
Le troisième chiffre est celui que j’ai vu réclamé le moins souvent, alors qu’il est le plus simple à appliquer : une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, due pour chaque facture payée en retard. Une seule fois par facture, quelle que soit la durée du retard, et sans avoir à justifier de dépenses réelles. Trois factures en retard chez le même client, c’est 120 €.
- Le montant de la factureExigible dès le lendemain de l’échéance
- Les pénalités de retard, si vos CGV fixent un tauxLe taux que vous avez écrit, au minimum 8,25 % (trois fois le taux légal)
- Les pénalités de retard, si vos CGV ne disent rien12,40 % (taux de refinancement de la BCE + 10 points)
- L’indemnité forfaitaire de recouvrement40 € par facture, une seule fois, sans justificatif
- Vos frais de recouvrement réels, s’ils dépassent 40 €Sur justificatifs
Une précision avant d’aller plus loin, parce qu’elle évite un malentendu fréquent : ces montants vous sont dus, ils ne sont pas une sanction que vous infligez. Vous pouvez parfaitement décider de ne pas les réclamer à un bon client qui a eu un trou de trésorerie. Le fait de pouvoir les réclamer, et de le dire calmement, change déjà la conversation.
Et pour être complet sur un point que presque personne ne mentionne : le non-respect des délais de paiement est aussi passible d’une amende administrative, jusqu’à 75 000 € pour un entrepreneur individuel et 2 millions d’euros pour une société, doublée en cas de récidive. Vous ne l’actionnez pas vous-même : elle relève de la répression des fraudes. Mais un client qui paie systématiquement à 90 jours ne l’ignore généralement pas.
Relance de facture impayée : le calendrier, de J-3 à J+45
Voici l’ordre que je recommande. Les dates sont des repères de bon sens, pas des obligations : la loi ne vous impose aucun calendrier de relance, et ne fait même pas de la relance un passage obligé avant une mise en demeure ou une action en justice. Vous pourriez juridiquement passer directement à la mise en demeure le lendemain de l’échéance. Ce serait une excellente façon de perdre un client pour un chèque oublié.
- J-3, trois jours avant l’échéance. Un rappel court, envoyé avant tout retard. C’est la marche que presque personne ne monte, et c’est celle qui supprime la moitié des retards : beaucoup de factures ne sont pas refusées, elles sont simplement rangées dans un dossier « à traiter ».
- J+2, deux jours après l’échéance. La première relance, courtoise et factuelle. On part du principe que c’est un oubli, parce que dans la majorité des cas c’en est un. On joint la facture : votre interlocuteur ne la retrouvera pas.
- J+15. La relance qui chiffre. Le ton reste correct, mais le mail rappelle le taux applicable et l’indemnité de 40 €. C’est le premier message que votre client fera peut-être suivre à sa comptabilité.
- J+30. Un appel téléphonique d’abord, si vous le pouvez, puis un écrit qui annonce une date. Pas une menace : une date. « Sans règlement au 15 novembre, j’adresserai une mise en demeure. »
- J+45. La mise en demeure de la facture impayée, par lettre recommandée avec accusé de réception, ou par acte de commissaire de justice. Passé ce stade, vous n’êtes plus dans la relance.
Deux ajustements de bon sens. Si votre client est une grande entreprise avec un service comptable, vos relances gagnent à partir vers la boîte « fournisseurs » en plus de votre contact habituel : votre interlocuteur commercial n’a souvent aucun pouvoir sur le règlement. Et si vous travaillez avec des clients qui paient par prélèvement ou par virement programmé, décalez la relance de J+2 à J+5 : vous éviterez de relancer un paiement déjà parti.
Les quatre messages à copier
Ce sont les quatre modèles de relance de facture impayée que j’utilise. Copiez-les, remplacez ce qui est entre crochets, gardez-les dans un fichier. Ils sont volontairement courts : un mail de relance de facture impayée qui fait quinze lignes se lit en diagonale ; un mail de six lignes se traite.
J-3 : le rappel avant l’échéance
Objet : Facture [n° 2026-114], échéance le [12 octobre]
Bonjour [Prénom],
Un petit rappel sans urgence : la facture [n° 2026-114] du [12 septembre], d’un montant de [1 450 € TTC], arrive à échéance le [12 octobre]. Je vous la remets en pièce jointe pour vous éviter de la chercher.
Si quelque chose bloque de votre côté, dites-le-moi, on s’arrangera.
Bien à vous,
[Signature]
Ce message n’a l’air de rien. Il fait deux choses : il remet la facture sous les yeux de quelqu’un au moment où il peut encore la payer à temps, et il vous place, si le retard arrive quand même, dans la position de celui qui avait prévenu.
J+2 : la première relance
Objet : Facture [n° 2026-114] échue le [12 octobre], [1 450 € TTC]
Bonjour [Prénom],
Sauf erreur de ma part, le règlement de la facture [n° 2026-114], échue le [12 octobre], ne m’est pas encore parvenu. Il s’agit probablement d’un oubli.
Montant : [1 450 € TTC]. Vous la trouverez en pièce jointe, avec l’IBAN au bas du document.
Si le paiement est déjà parti, merci de ne pas tenir compte de ce message.
Bien à vous,
[Signature]
La dernière ligne compte plus qu’elle n’en a l’air. Elle rend le message facile à recevoir, et elle vous évite le mail d’excuse que vous devriez écrire si le virement était parti la veille.
J+15 : la relance qui chiffre
Objet : Relance de la facture [n° 2026-114], [15] jours de retard
Bonjour [Prénom],
Je reviens vers vous au sujet de la facture [n° 2026-114] du [12 septembre], d’un montant de [1 450 € TTC], échue le [12 octobre] et toujours impayée à ce jour.
Je vous rappelle que, conformément à [l’article 8 de mes conditions générales de vente / à la réglementation applicable à défaut de clause], ce retard donne lieu à des pénalités au taux de [8,25 %] par an, ainsi qu’à une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.
Je préférerais ne pas les appliquer. Pouvez-vous m’indiquer d’ici [vendredi] la date à laquelle le règlement sera effectué ?
Si une difficulté de trésorerie est en cause, appelez-moi : un échéancier est toujours préférable à un impayé.
Bien à vous,
[Signature]
Deux détails. « Je préférerais ne pas les appliquer » dit clairement que vous le pourriez, sans que vous ayez à jouer les durs. Et la proposition d’échéancier n’est pas de la générosité : un client en difficulté qui vous doit 1 450 € et qui se sent acculé cesse de répondre. Un client à qui vous proposez trois fois 480 € répond, et vous êtes payé.
J+30 : la dernière avant la mise en demeure
Objet : Facture [n° 2026-114], dernier rappel avant mise en demeure
Bonjour [Prénom],
Malgré mes messages des [14 et 27 octobre], la facture [n° 2026-114] du [12 septembre], d’un montant de [1 450 € TTC], reste impayée à ce jour, soit [30] jours après son échéance.
Sans règlement de votre part au plus tard le [15 novembre], je vous adresserai une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, et la créance sera majorée des pénalités de retard et de l’indemnité forfaitaire de 40 € prévues par la réglementation.
Je reste joignable au [06 XX XX XX XX] si vous souhaitez convenir d’un échéancier.
[Signature]
Remarquez ce qui a disparu : « Bien à vous ». À partir d’ici, le message doit pouvoir être relu par un tiers sans ambiguïté. Datez chaque rappel précédent dans le corps du texte, cela vous servira si le dossier avance.
Moins que ce qu’on lit partout. La fiche officielle sur le recouvrement amiable ne donne pas de liste de mentions obligatoires : elle demande une lettre « suffisamment claire et formelle », adressée en recommandé avec accusé de réception, ou un acte de commissaire de justice. Une lettre de relance de facture impayée devient une mise en demeure par sa forme et par ses mots, pas par son ton. En pratique, écrivez-y les mots « mise en demeure », l’identité complète des deux parties, la référence et le montant de la facture, la somme réclamée pénalités comprises, un délai de règlement, et la suite que vous donnerez. Si l’enjeu est important, faites-la rédiger : c’est la pièce que vous produirez si vous allez plus loin.
Le moment d’arrêter d’être gentil

C’est la question qu’on me pose en rendez-vous, et celle qu’aucune des pages qui arrivent en tête de Google ne traite, pour une raison simple : elles appartiennent presque toutes à des éditeurs de logiciels ou à des sociétés de recouvrement, qui ont intérêt à ce que vous poursuiviez. Alors je vais donner mon avis, en précisant que c’est un avis et pas une règle.
Le basculement ne se produit pas à une date, il se produit à un signal. Tant que votre client répond, même mal, même pour vous annoncer qu’il paiera en retard, vous êtes dans une négociation et la relance amiable fonctionne. Le jour où il cesse de répondre à deux messages consécutifs et à un appel, vous n’êtes plus dans une négociation. Continuer à envoyer des mails gentils à quelqu’un qui ne répond plus, c’est se rassurer, pas se faire payer.
Reste l’autre question, moins avouable : à partir de quand cesse-t-on de courir après une somme ? Faites le calcul en temps, pas en euros. Une relance écrite vous coûte dix minutes, un appel vingt, une mise en demeure une heure si vous la rédigez vous-même. Sur une facture de 1 450 €, deux heures de votre temps valent la peine. Sur une facture de 180 €, vous avez déjà dépensé plus que le montant au troisième mail, et la bonne décision est souvent d’envoyer la mise en demeure une fois, proprement, puis de passer à autre chose en gardant la créance au chaud : entre professionnels, vous avez cinq ans pour agir. Rien ne vous oblige à trancher ce mois-ci.
Ce qui doit être immédiat, en revanche, c’est la conséquence commerciale. Un client qui ne paie pas ne devrait pas recevoir de nouvelle prestation, et c’est le moment de le dire sans agressivité : « Je suspends le prochain chantier jusqu’au règlement de la facture de septembre. » Beaucoup de dirigeants continuent de travailler pour un client qui leur doit trois mois, par peur de le perdre. Ils perdent alors le client et l’argent.
Un mot enfin sur la suite judiciaire, pour que vous sachiez qu’elle existe sans que j’empiète sur le terrain d’un avocat : pour une créance certaine et non contestée, la procédure d’injonction de payer est rapide et peu coûteuse, et se fait sans audience. Si votre client conteste la prestation, en revanche, vous n’êtes plus sur un impayé mais sur un litige, et le calendrier ci-dessus ne s’applique plus.
Le tableau de suivi qui rend la relance tenable
Vous avez maintenant un calendrier et quatre messages. Il vous manque l’essentiel, et c’est ce que personne ne vous donne : un endroit où voir, un mardi matin en trois secondes, quelles factures ont dépassé leur échéance et où en est chacune.
Sans cet endroit, le calendrier ne tiendra pas trois semaines. Non parce que vous manquez de rigueur, mais parce que la relance est la seule tâche de l’entreprise qui n’a aucun déclencheur naturel. Un devis à faire, c’est un client qui vous appelle. Une facture à envoyer, c’est un chantier qui se termine. Une relance à envoyer, c’est un événement qui ne se produit pas : rien n’arrive, personne ne vous écrit, et il faut que vous pensiez tout seul à regarder.
Sept colonnes suffisent. Un tableur fait très bien l’affaire au début.
| Colonne | Ce qu’on y met | Pourquoi |
|---|---|---|
| Client | Le nom, et le contact qui paie | Souvent différent de votre interlocuteur habituel |
| Facture | Numéro et date d’émission | Sert dans chaque message et dans la mise en demeure |
| Montant TTC | Le montant dû | Décide du temps que vous y consacrez |
| Échéance | La date de règlement figurant sur la facture | C’est elle qui déclenche tout, pas la date d’envoi |
| Statut | À échoir · En retard · Relancé · Mise en demeure · Payé | Cinq valeurs, pas douze : un statut qu’on hésite à choisir n’est jamais renseigné |
| Dernière relance | La date du dernier message, et son numéro (1, 2, 3) | Évite les deux relances en quatre jours, et les trous de trois semaines |
| Prochaine action | Une date, et ce que vous ferez ce jour-là | La seule colonne qui vous fait agir |
Une règle apprise chez un client, et qui vaut pour tous les tableaux de ce genre : un suivi faux est pire qu’un suivi absent. Si vous ouvrez ce tableau et que vous doutez de ce qu’il affiche, vous cesserez de l’ouvrir en une semaine. Mieux vaut trois lignes justes que trente lignes approximatives.
Faire en sorte de ne plus y penser
Un tableau tenu à la main fonctionne tant qu’on y pense. Le problème, on l’a vu, c’est qu’aucun événement ne vous y ramène.
Quand nous avons travaillé avec Cédric, paysagiste près de Lyon, ce n’était pas ses relances qui posaient problème : c’était qu’il ne savait pas quoi relancer. Des chantiers terminés restaient non facturés pendant des semaines, et il lui était impossible de dire combien de devis étaient en attente. Il gérait tout cela le soir et le week-end. Ce que nous avons construit tient dans une phrase : les informations qui existaient déjà dans ses outils (un devis accepté dans Tiime, un rendez-vous dans Outlook) se sont mises à faire avancer toutes seules l’état de chaque chantier, jusqu’au moment où une facture part. Vous pouvez lire ce que nous avons construit pour un paysagiste en détail.
Deux choses de ce projet s’appliquent directement à vos relances. La première : les scénarios ne tournent pas en temps réel, ils tournent à heures fixes, entre 7 h 30 et 19 h, calées sur ses pauses de 13 h et de 18 h 30. Une relance automatique qui part à 23 h 12 se voit, et elle vous fait passer pour un robot. Choisissez une heure, par exemple 9 h 30, et n’en changez plus.
La seconde compte encore plus. Une automatisation qui demande une habitude nouvelle meurt ; une automatisation qui se greffe sur une habitude que vous avez déjà tient. Si vous consultez votre banque tous les lundis matin, votre relevé de factures en retard doit arriver le lundi matin. Si vous ne regardez jamais un tableau de bord, n’en construisez pas : faites-vous envoyer un mail avec les trois factures à relancer cette semaine, et rien d’autre.
Sur le plan technique, ce n’est pas un grand chantier. Votre logiciel de facturation sait probablement déjà envoyer des relances automatiques ; c’est le cas de la plupart d’entre eux, et c’est le premier endroit à regarder avant d’acheter quoi que ce soit. Ce qu’il ne sait pas faire, c’est tenir compte de ce qui se passe ailleurs : le client qui a répondu hier qu’il paierait le 15, le chantier suspendu, l’échéancier accepté par téléphone. C’est ce raccordement entre vos outils qui fait la différence entre des relances automatiques et un suivi des impayés.
Autre échéance qui va rendre ce raccordement plus simple, et qu’il vaut mieux préparer maintenant : à partir du 1er septembre 2027, vos factures aux entreprises circuleront sous forme de données lisibles par un logiciel. Le montant, l’échéance et le statut de la facture seront disponibles sans que personne les recopie, à condition que votre adresse de réception soit correctement déclarée dans l’annuaire de la facturation électronique. Si le sujet vous concerne, j’ai détaillé ce qu’il faut faire et dans quel ordre dans l’article sur la facturation électronique pour un auto-entrepreneur.
Chez ValiaWeb, nous relions les outils que vous utilisez déjà pour que ce genre de suivi existe sans que vous le teniez : notre méthode d’accompagnement part toujours du trajet réel d’un dossier, pas d’un logiciel à installer. Si votre calendrier de relance vous paraît juste mais que vous savez déjà que vous ne le tiendrez pas en novembre, un appel de 30 minutes suffit pour voir ce qui peut partir tout seul.
Délais de paiement, taux des pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 € : fiche « Délais de paiement entre professionnels et pénalités de retard » de service-public, mise à jour le 7 août 2026. Relance et mise en demeure : fiche « Recouvrement amiable ». Délai de prescription de cinq ans entre professionnels : fiche « Délais de prescription en matière commerciale ». Les taux sont révisés au 1er janvier et au 1er juillet : revérifiez-les si vous lisez cet article après le 1er janvier 2027. Cet article décrit les règles générales applicables entre professionnels ; pour une situation précise, votre expert-comptable ou un avocat restent les bons interlocuteurs.
Questions fréquentes
Comment relancer une facture impayée par mail ?
En rappelant quatre éléments, dans un message court : le numéro et la date de la facture, son montant, la date d’échéance dépassée, et le moyen de paiement. Joignez la facture en pièce jointe, même si vous l’avez déjà envoyée. Pour la première relance, partez du principe qu’il s’agit d’un oubli et ajoutez une ligne du type « si le paiement est déjà parti, merci de ne pas tenir compte de ce message ».
Quel message envoyer à un client qui ne paye pas ?
Cela dépend du nombre de jours de retard. À deux jours, un rappel courtois qui suppose l’oubli. À quinze jours, un message qui rappelle le taux des pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 €, et qui demande une date de règlement précise. À trente jours, un écrit qui annonce la date à laquelle vous enverrez une mise en demeure. Les quatre modèles correspondants sont donnés plus haut dans cet article.
Au bout de combien de temps peut-on relancer une facture impayée ?
Dès le lendemain de l’échéance : aucun délai de carence n’est imposé, et les pénalités de retard courent de toute façon à partir de ce jour-là. En pratique, une première relance à deux jours de retard est perçue comme normale. Un rappel envoyé trois jours avant l’échéance, avant tout retard, supprime une bonne partie des oublis.
Peut-on facturer des pénalités de retard sans les avoir prévues dans ses conditions générales de vente ?
Oui. Si aucun taux n’est prévu au contrat, c’est le taux de refinancement de la Banque centrale européenne majoré de dix points qui s’applique, soit 12,40 % au second semestre 2026. Si vos conditions générales fixent un taux, il ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal, soit 8,25 % sur la même période. Ces deux taux sont révisés au 1er janvier et au 1er juillet.
Qu’est-ce que l’indemnité forfaitaire de 40 € ?
C’est une indemnité pour frais de recouvrement, due par tout client professionnel qui règle une facture en retard. Elle est de 40 € par facture concernée, exigible une seule fois quelle que soit la durée du retard, et sans avoir à justifier de dépenses réelles. Si vos frais de recouvrement dépassent réellement 40 €, vous pouvez demander le complément, sur justificatifs.
Combien de relances faut-il envoyer avant la mise en demeure ?
Aucune n’est légalement obligatoire : la relance n’est pas un préalable à la mise en demeure ni à une action en justice. Trois relances écrites, complétées d’un appel téléphonique, constituent un rythme raisonnable et laissent une trace suffisante. Le passage au formel se décide au silence plutôt qu’au nombre de messages : deux messages et un appel restés sans réponse.
Combien de temps a-t-on pour réclamer une facture impayée à un professionnel ?
Cinq ans entre professionnels. Passé ce délai, la créance est prescrite et ne peut plus être réclamée en justice. Ce délai laisse le temps de traiter un petit impayé sans précipitation : si le montant ne justifie pas des heures de relance, envoyez une mise en demeure propre, gardez le dossier, et reprenez-le plus tard si nécessaire.
Votre calendrier de relance est juste. Le tiendrez-vous en novembre ?
En 30 minutes, vous me montrez comment vos factures partent et comment vous suivez celles qui ne rentrent pas. Je vous dis ce qui peut se relancer tout seul, et ce qui doit rester entre vos mains. Sans engagement.
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